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Les biens culturels tunisiens volés sur le musée virtuel de l’UNESCO

À l’occasion de la Journée mondiale des musées, célébrée chaque 18 mai et placée cette année sous le thème « Les musées pour l’unité dans un monde divisé », l'UNESCO a mis en avant plusieurs pièces archéologiques tunisiennes disparues, répertoriées dans le « Musée virtuel des biens culturels volés », lancé en 2025.

Parmi les œuvres faisant actuellement l’objet d’avis de recherche internationaux, figurent une statuette romaine baptisée « Cupidon chevauchant un dauphin », une sculpture représentant une tête de déesse en marbre blanc, ainsi qu’une page enluminée du Coran datant du Xe siècle. Ces pièces sont exposées sur une plateforme numérique développée par l’UNESCO, en collaboration avec Interpol, afin de faciliter l’identification et la restitution des biens culturels volés.

La statuette de « Cupidon chevauchant un dauphin » provient du site archéologique de Dougga. Découverte lors de fouilles menées entre 2002 et 2004, près d’un temple romain, cette œuvre en marbre blanc, haute de neuf centimètres, représente un enfant monté sur un dauphin. Elle remonte à la période romaine, entre 146 av. J.-C. et 439 apr. J.-C.

La liste comprend, également, une sculpture intitulée « Tête de déesse », mise au jour en 1998, à proximité du Capitole de Dougga. Cette pièce en marbre d’environ vingt centimètres illustre l’art de la sculpture romaine en Afrique du Nord, malgré certaines dégradations.

Quant à la page enluminée du Coran, elle provient de la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan. Elle se distingue par son écriture coufique polychrome et ses ornements dorés séparant les versets et serait datée du Xe siècle.

L’UNESCO avait lancé la plateforme « Musée virtuel des biens culturels volés » lors de la conférence mondiale « MONDIACULT », organisée à Barcelone en septembre 2025, dans le but de renforcer le suivi numérique des œuvres disparues et de faciliter leur récupération.

L’organisation a, également, annoncé le lancement d’une version espagnole de la plateforme, afin d’étendre son utilisation en Amérique latine. 

Depuis son lancement, le site a enregistré plus de 1,6 million de visites.